Rue du Docteur Marcel Paulet
Cette rue parallèle à la route de Salinelles se situe rive droite de Vidourle. Elle va de la rue
Yvan Gaussen à la rue de Gravevesse au nord.
A l’exception de quelques personnes d’un certain âge qu’il a soignées et qui s’en souviennent,
de nos jours peu de gens savent qui est le Docteur Marcel Paulet. Né à Sommières rue Taillade
le 22 mai 1888, il est le fils d’Antoine Léopold Paulet, capitaine et de Eugénie Louise Vitou. Il
a un frère, son cadet de un an, Jean Adolphe, né à Sommières le 29 décembre 1889, lieutenant
d’artillerie coloniale, tué à l’ennemi le 30 septembre 1915.
De la classe 1908, il étudie la médecine et habite chemin de Palavas à Montpellier. Afin
d’obtenir son diplôme il obtient un sursis d’incorporation en 1909, 1910, 1911, non renouvelé
en 1912. Il est alors incorporé au 122 ème régiment d’Infanterie à Rodez où il est nommé
médecin auxiliaire en octobre 1913, puis médecin aide major de 2 ème classe de réserve à
compter du 1/4/1914. Il est affecté au 53 ème régiment d’Infanterie à compter du 6/4/ 1914.
Rappelé le 2/10/1914, il est nommé médecin aide major de 1 ère classe le 1/4/1916. Affecté
dans une gare régulatrice des ambulances venant du front lors des années 1917,1918, 1919,
il obtient le grade de médecin major de 1 ère classe de réserve le 2/8/1916 ; il est renvoyé
chez lui chemin de Palavas le 29/7/1919.
Peu de temps après, il vient s’installer quai Griolet à Sommières dans la maison Verrieu (villa
Helvétia) où il ouvre un cabinet ; il y finit ses jours le 17/11/1973. Le 22/10/1931, il s’est marié
à Montpellier avec une veuve, Laporte Charlotte née le 1/5/1891 à Perpignan. Elle décède en
1968.
Connu pour être assez original et direct, il pratique le footing route de Massanas, se lave dans
Vidourle car l’eau froide est bonne pour la santé, tous les matins à la même heure monte les
quais pour aller acheter son journal qu’il lit grand ouvert en retournant à son cabinet. C’est un
excellent médecin, jour et nuit à la disposition de ses malades, de Sommières et des villages
voisins. Il a conservé des méthodes acquises pendant la guerre : opère, arrache les dents…
N’ayant pas de descendance, le Docteur Paulet fait un legs de 30 000 F à la mairie de
Sommières destiné à récompenser tous les ans grâce aux intérêts produits, les deux élèves
les plus méritants de l’Ecole Primaire Publique : une fille et un garçon.
Le 27/1/1984, sur proposition d’Y. Brunel adjoint, la Municipalité donne son nom à l’ancien
Chemin de la Saussinette.
Aimé Jeanjean