TOPONYMIE

Chemin des 4 pilons
Escalier de Reilhe
Rue du grenier à sel
Chemin et tour de la Bistoure
Rue de la taillade
Place des ayres
Promenade de l'esplanade
Rue Antonin Paris
Rue Compane
Rue de la grave
Rue de l'enfer
Rue des baumes
Rue Flamande
Rue du Dr Marcel Paulet
Rue Mazelle
Rue Mazere et Bombe Cul
Rue traversasse et rue Caudas(se)

Rue Compane

La rue Compane démarre à gauche, au milieu de la montée du Pont, RD, passe sous les maisons, s’allonge parallèlement à Vidourle vers le Nord puis forme un angle droit pour rejoindre la route de Salinelles.

Elle s’est appelée rue de la Campane (allusion à la cloche de l’église St Amant ?), rue de la Companne, la femme ou la fille de Compan ? On connait la date de baptême, 25 mars 1678, de Marguerite Compan(ne) fille de Pierre Compang jardinier, habitant de la rue et qui possédait un terrain au NO portant aujourd’hui sur le cadastre le nom de COMPAN. Autrefois les propriétaires donnaient souvent leur propre nom à leurs parcelles. L’hypothèse est ici la plus probable.

« Censives (taxes) dues aux Quatre Prêtres (fondation religieuse) : jardin de Compan. Les hoirs (héritiers) de Compan Pierre : un jardin à roue (pousaraca= noria) assis près le dit Sommières. 1 sétérée. »

Date : 1660. La sétérée, à Sommières, présente une superficie de 20 a soit 2 000 m2. Le terrain COMPAN actuel s’étend de la rue Compane (parking de la passerelle) jusqu’au passage qui descend aux passes de Vidourle sous le moulin de Gravevesse.

Quant à l’église Saint Amant nous savons qu’elle était primitivement située au quartier d’Escoute Poul. C’était une petite église romane (XII ème siècle), à l’emplacement d’une ancienne léproserie, dont on peut encore voir des fondations dans une propriété privée. Elle est détruite vers 1562. (Guerres de religion). Antoine Viger, ancien maire de Sommières démissionnaire en 1809, peu fiable historiquement, indique : « Les vestiges et ruines de l’autre couvent se voyent encore au même terroir nommé Malevirade à peu de distance de la ville, où l’on voit partie du sanctuaire de l’église, avec quelques restes de peintures sur les murailles et le millésime de sa dédicace ou le temps de sa construction… »

Le culte catholique est transféré dans la petite tour en bout du Pont rive droite, la tour de la Gleisette détruite en 1715. L’évêque Séguier lors de sa visite pastorale trouve ce lieu « peu convenable ».

Donc nouveau déménagement route de Montpellier, sur un terrain acheté à Fraissinet de Montagnac au bord de Vidourle. Une crue importante est sans doute la cause de sa ruine définitive, Jean Cavalier, en 1703 l’ayant déjà passablement malmenée. Elle figure en pointillés sur le cadastre napoléonien.

Aménagée quelques années plus tard dans une ancienne maison à l’angle du pont et de la rue Compane, comme on peut le voir sur un document provenant des AC de Sommières et daté de 1715, la nouvelle église possède un petit clocher et sa cloche. Désaffectée à la Révolution, la cloche est descendue le 6 août 1791 et expédiée au Service des Monnaies à Montpellier. L’église et le presbytère sont vendus aux enchères publiques le 15 février 1792 à un dénommé Roux ancien maire de Sommières.

Aimé Jeanjean