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Clocher et cloches de l'église Saint-Pons

Cloches
Edifices et objets religieux
Publié le 04 juillet 2021    8
Lorsque le 16 octobre 1803, Louis Dorte est nommé curé de la paroisse de Saint-Pons, il ne peut s’y installer, celle-ci ayant été cédée aux protestants. Il est provisoirement hébergé à l’ex-couvent des Cordeliers, dont l’église devient celle de la paroisse. Ce n’est qu’après l’échange de 1807, qu’il récupère l’église Saint-Pons, libérée par les protestants.


L’édifice, on l’a vu, est dépourvu de cloche, qui dans un élan de patriotisme a été envoyée à la fonderie pour faire des canons. L’une des premières préoccupations de l’abbé Dorte est de pouvoir avertir ses paroissiens de la tenue des offices.
Dès le 14 mars 1807, il écrit au maire :
« J’ai l’honneur de vous représenter que j’ai besoin d’un signe extérieur pour convoquer mes paroissiens aux assemblées religieuses et que dans l’intervalle de temps qu’il nous faut pour avoir une cloche, il n’y a que le timbre de la ville qui puisse remplir nos besoins à cet égard. Je viens vous prier en conséquence de permettre que mon clerc fasse les appels aux heures qui lui seront assignées par moi ou par mes vicaires. J’ai l’honneur d’être avec bien du respect votre très humble serviteur. Dorte curé de Sommières. »

Le maire Viger est bien ennuyé par cette demande et se retourne vers le préfet, qui demande au maire le 26 mars 1807 de convoquer extraordinairement son conseil municipal afin de délibérer sur l’achat d’une cloche, et de lui envoyer le plus rapidement possible la copie de la délibération.

Le conseil municipal approuve cet achat. Le maire précise que les cloches se vendant à la livre, il faut prévoir une dépense de seize cents francs. Pour ne pas retarder cet achat il ajoute : « Mr le Préfet est supplié de bien vouloir autoriser le susdit objet de dépenses et de le faire porter sur l’état de celles de la commune sur l’exercice de l’année courante. »
Il propose de prendre le susdit montant sur la somme restante en caisse provenant de l’indemnité de cinq mille neuf cent cinquante et un francs cinquante centimes, accordée pour dommages éprouvés par l’effet du débordement de la rivière Vidourle.
L’achat de la cloche étant autorisé, il faut encore la mettre en place. Le 10 septembre1807 un devis est demandé à André Buisson, serrurier à Sommières. Celui-ci détaille les opérations à faire :
« Équiper la cloche d’un joug en bois : 80 frs
Fournir et poser les ferrures pour attacher le joug 120 frs
Placer des coussinets en cuivre 15 frs
Monter la cloche et la mettre en place 15 frs
Soit un total de 230 frs »


Un passage voûté y donne accès à partir de la sacristie de l’église. Un escalier en colimaçon permet de monter jusqu’au 1er étage, situé au niveau des tribunes, derrière le chœur de l’église. Un autre escalier encore plus étroit mène jusqu’à la partie supérieure du clocher.

Gérard GUIRAUDET



Les deux principales cloches de l'église Saint-Pons

La cloche de l'institution Maintenon (ex-couvent des Récollets)