Les deux principales cloches de l'église Saint-Pons
Edifices et objets religieux
Cloches
Publié le 11 juillet 2021

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Après l’envoi du devis, pour l’achat de la cloche, un échange de correspondance a alors lieu entre la mairie et la préfecture concernant les fonds disponibles. Finalement, ce n’est que le 14 janvier 1808 que le préfet autorise le payement pour l’équipement et la mise en place de la cloche. Aucun document ne nous donne la date de sa pose, mais il est vraisemblable qu’elle intervint rapidement.
Pour voir où a été installée cette cloche, il faut faire l’ascension du clocher. C’est à partir du passage voûté situé dans la sacristie de l’église, que Marcel Rivière a pu accéder jusqu’à sa partie supérieure, pour la photographier. Et là, stupéfaction, on n’est pas en présence d’une unique cloche comme on pouvait s’y attendre, mais de trois ! Elles sont placées sous trois des quatre baies libres cintrées du clocher. A l’ouest, face à la ville et à la colline de Montredon, on trouve une cloche portant l’inscription suivante (en relief) :
« ANNO 1803 GLORIA LAUS & HONNORI TIBI »
(Année 1803 Gloire Louange et Honneurs à Toi)
C’est la cloche achetée en 1808, mais qui avait été fondue en 1803. Sur un flanc de la cloche on voit, en relief, la marque du fondeur : des initiales entrelacées F, L et G ( ?). Au-dessous : FREREJEAN A LYON.
Le diamètre de base est de 72 cm. En se basant sur un tableau général du poids des cloches en fonction du diamètre, on peut évaluer son poids à 250 kg environ. Cette cloche a fait l’objet d’une inscription par arrêté n° 2012 264-009 du Préfet du Gard au titre des monuments historiques d’objets mobiliers, ainsi libellé : « Cloche, 1er quart 19e siècle, 1803, d : 72, bronze fondu auteur : (F.A, ? fondeur). »
Côté sud, tourné vers le quartier de la Taillade et des Mauvalats, est placé le bourdon, c’est la plus grosse des trois. Le diamètre de base est de 106,5 cm. En se basant sur le tableau de concordance évoqué plus haut on peut évaluer son poids à près de 700 kg. L’inscription, en relief sur la cloche est :
« SIT NOMEN DOMINI BENEDICTUM/ SUB INVOCATIONI SANCTI PONTI / FECIT LABRI MONSPELIENSI ANNO 1822 »
(Que le nom du Seigneur soit béni sous l’invocation de Saint Pons. J'ai été faite par Labri de Montpellier en l’an 1822)
Comme sa voisine, cette cloche a été inscrite au titre des monuments historiques d’objets mobiliers par le même arrêté que celle de 1803, sous le libellé : « Cloche, 1er quart 19e siècle, en 1822, d : 106,5 en bronze fondu, auteur : Labry Dominique (fondeur, Montpellier.) »
Comment cette cloche est-elle parvenue là ? En quelle année ? Qui l’a achetée et qui a payé les frais de mise en place ? Les recherches dans les archives n’ont pas permis jusqu’à maintenant, d’élucider ce mystère.
La troisième cloche occupe la baie située au nord. On peut l’apercevoir depuis la place Saussine. C’est la plus petite des trois. D’où vient-elle ? Comment est-elle parvenue jusque-là ? Encore une énigme à résoudre...
Gérard GUIRAUDET