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Le siège de la ville de Sommières en 1573

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Guerres de religion
Publié le 25 avril 2021    14
De 1562 à l’Édit de Nantes le 31 avril 1598, huit guerres (dites de religion) vont se succéder, entrecoupées par des paix et traités éphémères. Après la Saint Barthelemy le 24 aout 1572 (massacre à Paris par des bandes catholiques de milliers de « ceux de la religion »), les hostilités reprennent, c’est la quatrième guerre (siège de la Rochelle) qui se terminera par l’Edit de pacification de Boulogne.


Ce document représente un épisode de cette guerre dans le Languedoc, c’est le siège de Sommières en février 1573. Le duc Henri de Montmorency, seigneur de Damville, chef des troupes catholiques vient investir Sommières, il dirige une troupe de 15000 hommes et 15 pièces de canons. A l’intérieur du château quelques centaines d’hommes (et femmes) sous la direction des capitaines Grémian (Dupleix) et Singlar chefs huguenots bien décidés à résister.
Les canons placés sous le château actuel de Lentillac commencent à bombarder une entrée du château dite « favce porte » (porte de secours), défendue par un fossé et son pont- levis, une brèche est ouverte mais comblée par la chute de la tour de Montlaur (vis-à-vis de la tour Bermonde) le18 février, un peu plus tard en haut de la Vignasse la tour de la Bistoure subira le même sort.

Devant le manque de vivres et de munitions, les assiégés vont proposer des conditions pour une reddition, conditions (favorables) qui seront acceptées par Montmorency Damville qui réside dans le château de Villevieille. La ville se rendra le 9 avril 1573. A noter que ce même personnage viendra assiéger à nouveau Sommières en 1575…à la tête des troupes protestantes.

Sur le document on peut voir l’église hors les murs Saint Michel (située à l’est du château), plus loin l’église Saint Pons, puis devant le cimetière de la paroisse une église endommagée (emplacement de l’actuelle chapelle des Ursulines ?) peut être l’église rebâtie par les catholiques depuis la transformation de Saint Pons en temple protestant, et enfin une curieuse tour à étage que l’on retrouve sur d’autres documents. Côté rempart un pont levis qui existera jusqu’au 18e siècle, le dispositif de la porte de secours a disparu. Les sièges de Sommières ont été décrits par plusieurs auteurs, ici c’est Bazin de Bezons, Giry, le marquis d’Aubais dans ses pièces fugitives de l’histoire de France.

Bernard PAGÈS



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