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Cheminements pré-antiques avant la création du pont de Sommières

Antiquité
Pont romain
Publié le 18 octobre 2020    15
Lorsque l'on construit le pont aux Ier et IIe siècles, les Romains sont installés en Narbonnaise depuis deux siècles et cet itinéraire Nîmes Vieille Toulouse existait. Donc il faut imaginer cette époque avec un Vidourle baignant le bas de la Coustourelle couronnée par l’agglomération gallo-romaine, ainsi que l’absence de constructions.


Hypothèses sur les cheminements avant la présence du pont :

1. Côté nord : on pouvait passer à l'emplacement du moulin de Villevieille venant d'Aujargues avec des chemins vers l'agglomération antique de Villevieille et continuer dans la plaine d'Aspéres où l'on trouve de nombreux témoins d'une occupation Gallo-Romaine.

2. Côté sud : En continuant la voie romaine après Nages et Congénies (parallèle à la voie verte), on traverse Corbières sous le mas Blanc sur un radier caladé précédé d’une chaussée bâtie (cet affluent était plus large) appelé plus tard chemin de Sommières à Nimes. Après ce passage on trouve à gauche plusieurs itinéraires : Une bifurcation vers Villevieille près du mas Blanc par une voie à ornières charretières, un large découvert de rocher à nu ou glacis (ancienne draille) au panneau « voie romaine », enfin un chemin (chemin haut de Junas) très ancien perdu dans la végétation délimité par des murets qui aboutit aussi au mas de Paillassone et de là à Villevieille.


Donc après ce gué, toujours avant la construction du pont, on arrive en droite ligne (ancien chemin absorbé en partie par la voie ferrée) au bas du mas de Massereau (côté Sommières) et on atteint le Vidourle où se trouve les restes du "moulin neuf" avec un gué naturel permettant la traversée du Vidourle, sur l’autre rive on retrouve dans l'ancien cadastre un chemin dénommé "antique" rejoignant le bas de Massanas; Lors des prospections de surface avec Cl. Reynaud, on a trouvé de nombreux signes d'occupation romaine (petits établissements agricoles) le long de cet axe. Il existe un rapport sur ces prospections. Il ne faut pas oublier, légende tenace, que la belle voie pavée montant sur la ville haute d'Ambrussum n'est pas la voie Domitienne, qui elle contourne la colline (musée) après avoir traversé le relais routier ou ville basse, ce qui pourrait s'appliquer aux divers cheminements antiques du site de Villevieille. Ces routes était en fait un faisceau de chemins pour la même destination, empruntée par des piétons, des animaux bâtés, quelques attelages (et des légions romaines !)
A première vue les ornières de la « voie romaine » pourraient être crées par l’eau de ruissellement.

Bernard PAGÈS
Photos : le gué caladé de Corbières



Le Pont romain : la voûte de la rue de la Grave

L'église Saint-Amand