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La refonte de la cloche du beffroi est envisagée en 1938

Cloches
Tour de l'Horloge
Publié le 22 août 2021    7
(Il semblerait que la fêlure a été « pétassée » et que des points de soudure ont été posés.)
​En 1938, la fêlure de la cloche ayant l’air de s’aggraver, la municipalité craint qu’un morceau de celle-ci ne se détache et ne vienne blesser , ou même tuer un passant de la Rue du Pont.
Deux entreprises de fonderies de cloches sont consultées : les fils de Georges Paccard à Annecy et la fonderie de François Granier à Saint-Laurent-de-Nières par Saint-Gervais (Hérault). Les deux fondeurs viennent à Sommières voir l’état de la cloche. Ils proposent tous deux de la refondre pour en faire une neuve.


La fonderie Paccard précise dans une lettre du 15 décembre 1938 « que la cloche de 1.18 m de diamètre pèse environ 1000 kg. Cette cloche est vraiment trop forte pour une horloge ; elle est pour ainsi dire disproportionnée avec la tour qui la supporte ? Cette tour du reste, est vétuste et demande des réparations. Nous croyons vous dire avec certitude qu’une cloche de 0.95 m de diamètre serait beaucoup mieux proportionnée. Elle pèserait 480 kg environ et s’entendrait trois fois plus loin grâce à l’alliage utilisé : 78% de cuivre et 22 % d’étain. »

La maison Paccard propose d’apporter la nouvelle cloche et de l’installer après avoir descendu la cloche fêlée qu’elle offre de reprendre à 12 frs le kilo de bronze. L’autre fondeur François Granier estime que tout l’intérêt historique de cette cloche vient des inscriptions qui y figurent. Il propose de les copier et de les reporter « à la cire perdue » sur une nouvelle cloche. Rien ne serait changé dans l’aspect extérieur. Il faut pour cela descendre la cloche fêlée, la transporter en atelier, relever l’inscription et la copier sur le moule, faire fondre la vieille cloche et en couler une nouvelle de 930 kg.
Le coût serait le suivant :
Prix de la refonte : 12 000 F
Copie intégrale des inscriptions : 1 000 F
Frais de descente de la cloche, deux transports et installation de la nouvelle cloche : 4 500 F
Soit au total : 17 500 F
Si la refonte s’avère impossible, il propose de mettre en place une nouvelle cloche de 500 kg : 23 000 F plus 4 500 F de frais de transport et d’installation.

La cloche « historique » serait déposée et exposée pour les visiteurs sur le haut du beffroi. En avril 1939, le maire informe la Préfecture de ces projets. Il reçoit une lettre du Bureau de l’Archiviste du ministère de l’Instruction Publique Languedoc Roussillon datée du 25 mai 1939. Celui-ci, en réponse à sa lettre, lui fait connaître, au sujet de la cloche de la commune : « étant donné son intérêt historique et le décor qu’elle porte, la commission des Monuments Historiques (section des objets mobiliers) a émis un avis défavorable à la refonte de la dite cloche. »

La municipalité avait oublié que la cloche du beffroi de 1613 avait été classée à l’inventaire des Monuments Historiques (section des objets mobiliers) le 30 novembre 1912 et de ce fait, devait être conservée.

C’est donc cette cloche de 1613, toujours fendue, qui, lorsqu’elle fonctionne, continue de rythmer la vie des Sommiérois. Elle n’est plus utilisée pour prévenir des inondations ou sonner le tocsin, un système de sirènes étant venu la suppléer dans cette tâche​

Gérard GUIRAUDET.
Photo Pierre DESSALCES



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