Retour à la liste des articles
  

Cloche de la chapelle de l'espace Lawrence Durrell (ex-couvent des Ursulines)

Cloches
Edifices et objets religieux
Publié le 19 septembre 2021    9
Pour continuer notre tour d’horizon sur les cloches de Sommières, on va rendre visite à celle qui se trouve sur le clocher de l’ex-couvent des Ursulines, rue Taillade, devenu maintenant Espace Lawrence Durrell.


Au moment de la Révolution, le couvent a été fermé et les Ursulines en ont été chassées le 1er octobre 1792. La chapelle avait été désaffectée quelque temps auparavant.
La cloche, comme celle de toutes les églises supprimées, a été envoyée, comme on l’a vu, au service des monnaies à Montpellier pour être transformée en espèces.
Pour apercevoir le clocheton qui l’abrite, il faut aller sur la terrasse, à côté de « Radio-Sommières », (dans l’espace Lawrence Durrell), ou l’observer à partir du bas de la Taillade, côté route d’Aubais. On constate qu’une nouvelle cloche a remplacé celle qui a été supprimée.
Comment est-elle arrivée là ? À quelle époque ?
Après le départ des Ursulines, le couvent a servi à loger des militaires pendant plusieurs années. Il a été vendu ensuite, en 1798, comme Bien National, à un dénommé Castan, au nom d’une association de dix-sept personnes, puis revendu, en 1809, à J.B.Baly, « professeur distingué », qui transforme le couvent en établissement d’éducation à l’usage des jeunes gens, sous le nom d'« École Secondaire de Sommières. »
Cet établissement a fermé ses portes quelques années plus tard.

A l’incitation de l’un de nos compatriotes, l’Abbé Boucarut, vicaire général de l’évêque de Nîmes, Mgr. Cart, l’évêché fait l’acquisition de ces locaux. Il les cède ensuite à la Société Civile Immobilière de l’Enseignement Catholique du Gard qui y installe le Collège de l’Immaculée Conception.
Avant de recevoir les élèves, on procède au réaménagement des locaux. Des travaux importants sont aussi nécessaires pour restaurer la chapelle, qui, à la Révolution avait été louée pour servir d’entrepôt.
C’est sûrement après la fin de ces travaux que la cloche a été mise en place.
Pour voir de plus près cette cloche, il faut faire l’ascension du toit de la chapelle. Des clichés ont pu difficilement être réalisés : tout un côté de la cloche, donnant sur le vide, n’a pu être photographié.


Guillaume Bernard, conservateur des antiquités et objets d’art du Gard a réussi, à partir de ces photos, à déchiffrer une partie des inscriptions figurant sur la cloche. D’abord une date : « MDCCCL ??? (185…) et un nom : « PLANTIER EPO » (PLANTIER, episcopus (évêque.) qui avait succédé, depuis 1855 à Mgr Cart.

Gérard GUIRAUDET
Photos : Pierre Dessalces



Inondations et guerre des Camisards

Sombre destin d'un pauvre nourrisson