Contrôle des animaux pour la foire de Saint Léonard.
Publié le 11 avril 2021

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Pour la foire le 7 novembre 1744, autorisée par Charles IX en 1564, cette ordonnance royale oblige les vendeurs et conducteurs d’animaux à « pieds fourchus » (moutons, bœufs, porcs…) à présenter un certificat de santé du lieu de départ de leur bétail «…les experts nommés par les consuls de Sommières, prêteront serment, puis sera procédé à une vérification exacte de toutes les bestes à pieds fourchus envoyées à ladite foire, dressent le procès-verbal, le nom des marchands et des Consuls qui ont signés le certificat de santé… »
C’est au 18e siècle qu’apparait la fièvre aphteuse, certainement la maladie des « bestes à pieds fourchus » qui justifie cette ordonnance. A cette époque on pouvait vendre ou échanger à cette foire 400 chevaux, 300 bêtes à cornes et 200 porcs venant des provinces circonvoisines. Il faut imaginer toute cette animation dans la ville et son importance économique (droits de places, nourritures des hommes et du bétail, auberges et affinages… et quelques guerrières).
Le traitement des maladies des animaux c’était des recettes ancestrales et coutumières. Pour les bêtes de somme, véritable pilier de la société car seul moyen de transport terrestre, c’est au début le maréchal, puis viendra le médecin et chirurgien vétérinaire (école à Lyon en 1760) dans les armées et dans le public.
En 1920 à Sommières, recensement : 175 chevaux et 30 mules et mulets et quelques centaines de moutons (y compris les mas voisins).
Bernard PAGÈS