Retour à la liste des articles
  

Échange de terrains entre Saint Louis et l'abbaye de Psalmody

Rues, quartiers, maisons
Moyen-Age
Publié le 21 mars 2021    14
Je cherchais, dans l’ouvrage de Boisson sur Sommières, s’il avait eu connaissance des modifications intervenues, à l’époque médiévale, pour faire descendre le Pont vers ce qui est maintenant, la Place J. Jaurès. Il n’y fait aucune allusion.
Par contre, j’ai trouvé des références à des documents qui font entrer Sommières dans l’Histoire avec un grand H. Dans les renvois de bas de pages, chapitre II (p 58,59,60) il signale l’existence de deux documents, très, très intéressants.


Échange entre Saint-Louis et l'Abbaye de Psalmody de terrains situés à Sommières qu’il possédait, au nord des remparts, avec des terrains, sis à Aigues-Mortes, où il voulait aménager un port pour partir pour la septième croisade.
Ce document est daté d’août 1248. Mais les aménagements du port d’embarquement ont dû débuter plus tôt, puisque pour pouvoir effectuer cet échange il fallait l’aval du Saint-Siège, dont dépendait l’Abbaye. Le pape Innocent IV avait donné son accord, dans une Bulle du 3 Décembre 1246. Boisson, latiniste chevronné, a repris, dans son livre, les deux documents rédigés en latin. J’ai retrouvé la traduction de l’acte d’échange, voir photos. Quant à l’autorisation papale, je n’ai pas jugé bon de m’y attaquer. Les références à ces documents sont précisées :
Pour l’Acte d’échange : Extrait à son original trouvé dans les archives du Roi dans la Trésorerie de la Cité de Carcassonne … celui original demeuré dans lesdites archives……
L’autorisation papale se trouverait dans le Recueil des Titres de l’Abbaye de Psalmody, Tome, p 40 v*, Ms déposé aux archives de la Préfecture du Gard.
L’Acte d’échange fait référence aux remparts de la ville et à une porte, à partir de laquelle, en venant d’Alais ou de Nîmes, on pouvait avoir accès au château et au centre-ville. Ce n’était pas la Porte du Bourguet, qui n’existait pas à cette époque, mais « la Porte des Frères Mineurs ou Cordeliers », située au bas de la Coustourelle. Leur couvent avait été construit en 1226 (actuel EHPAD de « La Coustourelle).

Les remparts entouraient désormais la ville, y compris du côté de Villevieille, où l’arrivée de l’ancienne Via Luteva se faisait par une porte, au bas des Mauvalats, « la Porte Valescure », au Quartier de St Michel. Le pont ne servait plus qu’au trafic avec Montpellier et sa région, ce qui expliquerait qu’il a été, en partie, supprimé et une descente aménagée, pour faciliter l’accès au centre-ville.

Gérard GUIRAUDET






Curieuse autorisation pour aller chercher du poisson à Aigues-Mortes

Ouvrages à faire sur le Vidourle : Sommières, 1758