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En 1900 à Sommières de drôles de buvettes….

Faits divers
Vie quotidienne
Publié le 16 mai 2021    6

Séance du Conseil Municipal de 8 juin 1900. Vœu du Conseil,
Monsieur le maire expose que sous la dénomination de buvettes plusieurs débits de boissons se sont établis en ville, gérés par des femmes à réputation plus que douteuses et recevant des femmes du dehors plus ou moins contaminées, en un mot ce sont des lieux de débauche et de prostitution sans garanties, constituant un danger permanant pour la santé publique.
Ces établissements clos et fermés sont munis de sonneries électriques et à la moindre alerte le personnel féminin se réfugie dans les appartements privés où la police n’a pas qualité pour pénétrer ce qui rends son rôle à peu près impuissant. Tels sont les faits à signaler.

Le Conseil, ouï l’exposé de son Président,
VU les nombreuses plaintes de ses concitoyens concernant la débauche qui se pratique dans les buvettes établies dans les divers quartiers de la ville. VU les déclarations des docteurs constatant que les maladies vénériennes se répandent de jour en jour constituant un grand danger pour la santé publique. VU que tous les arrêtés pris par les municipalités précédentes n’ont pu être appliqués, la police ne pouvant pénétrer dans les appartements privés des tenanciers.
Fermement résolu de faire cesser cet état de choses prie les pouvoirs publics de mettre à sa disposition tous les moyens pour obtenir la fermeture de ces établissements qui, sous le nom de buvettes, ne sont que des maisons de prostitution.

Lors du Conseil le Maire est appelé Président. Le maire est Hippolyte Gaussen, le premier adjoint Olivier Guerin. On peut remarquer que l’électricité est présente à Sommières.
Autres temps… Autres épidémies…

Bernard PAGÈS



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